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Une candidate d’exception venue de Tunisie

Les escaliers architecturaux signés Bättig Design n’ont plus besoin de présentation. Au cours des derniers mois, les contrats se sont multipliés pour l’entreprise trifluvienne, une bonne nouvelle synonyme de croissance et d’embauche.


L’automne dernier, le propriétaire, Martin Bättig, et son conseiller stratégique, Réal Paquin, se sont mis à la recherche de la perle rare pour diriger leurs équipes. Ils ont reçu de nombreux curriculum vitae, mais l’un d’entre eux a particulièrement attiré leur attention.

Une jeune Tunisienne de 28 ans sur le point d’obtenir son diplôme de doctorat en génie mécanique et des matériaux se disait très intéressée par le poste de directeur de production. Pour son âge, Marwa Douiri présentait une feuille de route plus qu’impressionnante. 


Fraîchement diplômée comme ingénieure, la jeune femme a travaillé durant quatre ans pour une entreprise française de composantes automobiles en Tunisie où elle a forgé sa personnalité dans un climat à 80% masculin, ayant à certains moments sous son aile huit ingénieurs qui coordonnaient chacun une centaine de personnes. Elle était donc à la tête d’une équipe de 800 employés!  Élevée dans une famille de la classe moyenne, Mme Douiri a toujours été encouragée par son père à poursuivre de longues études, lui qui lui a enseigné le savoir-être et le goût de la réussite.

Après des études réparties entre la France et la Tunisie, la candidate a finalement opté pour le Canada, qui offre, selon elle, « un bon niveau de vie et de bons emplois adaptés à son profil ». Son permis de travail en main, elle s’est installée à Trois-Rivières avec son mari, aujourd’hui étudiant à la maîtrise en génie mécanique à l’UQTR.

Elle a commencé sa recherche d’emploi et est atterrie rapidement chez Bättig. « C’était tout simplement la meilleure », résume Réal Paquin, particulièrement fier de sa nouvelle recrue. S’il admet que les barrières culturelles peuvent parfois inquiéter certains employeurs lors de l’embauche de personnes immigrantes, il les invite à faire preuve d’ouverture d’esprit. « Regardez vos besoins et cherchez la meilleure personne pour combler le poste, tout simplement », résume-t-il.

Le CV et la personnalité dynamique de Mme Douiri ont séduit M. Bättig et son équipe. Son intégration se passe à merveille, elle qui dirige à la fois l’atelier de dessins et l’atelier de fabrication. Ses employés sont des dessinateurs-concepteurs, des soudeurs-monteurs, des manœuvres, des chauffeurs et des livreurs.

Son travail la passionne, visiblement. « Chaque escalier représente un nouveau défi. Ils sont fabriqués sur mesure, selon les besoins des clients, donc ils sont tous très différents. Il n’y a pas deux projets similaires. Nous avons aussi la préoccupation de les produire au moindre coût. Je suis sans cesse en mode résolution de problèmes, et j’adore ça! » 

Parmi ses tâches pour 2019 se trouve l’embauche de 4 à 5 employés supplémentaires afin de répondre à la forte demande des clients. Les escaliers haut de gamme fabriqués par Bättig valent chacun entre 30 000$ et 1,1 M$, et ils ont la cote. « Nous prévoyons doubler notre chiffre d’affaires en 2019 », précise M. Bättig. L’entreprise est en transformation, alors qu’elle passe actuellement du modèle artisanal à la production de plus grande envergure.

Ceci est tant mieux, puisque Mme Douiri adore les défis! Son intégration dans sa nouvelle communauté d’accueil semble très bien se passer, et elle précise qu’elle a adoré son premier party de bureau. Reconnue comme l’une des villes du bonheur au Canada, Trois-Rivières est sécuritaire et abordable, deux qualités qu’elle recherche. Elle fait d’ailleurs l’envie d’anciens collègues tunisiens, qui espèrent bien pouvoir venir la rejoindre éventuellement.

Sa nouvelle équipe de travail semble l’avoir adoptée, se chargeant même de lui faire découvrir les expressions typiquement québécoises dans le style de « tiguidou ». 

Mme Douiri détient un permis de travail de deux ans, mais M. Bättig lui a offert un contrat de 4 ans, auquel il a déjà fait une demande de prolongation pour s’assurer qu’elle reste longtemps. S’installer ici pour de bon et y élever sa famille? Pourquoi pas!
Josiane Gagnon
Josiane Gagnon Conseillère en communication IDE Trois-Rivières

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